La sécurité au Brésil

par | Avr 6, 2017 | Brésil, Destinations | 0 commentaires

Mon ressenti sur la sécurité au Brésil

Quand j’ai décidé de partir voyager en Amérique du Sud, je n’avais pas forcément prévu de passer par le Brésil. Car tout les blogs que je lisais racontaient que les vols et agressions étaient vraiment monnaie courante, que l’insécurité régnait.

Et puis après 3 mois de voyage, alors que je m’étais posé quelques semaines à Cusco au Pérou, j’ai rencontré Tatiana. Un mois plus tard je débarquais chez elle, au Brésil.

Je suis arrivé à Londrina le 23 décembre pour y passer Noël et le jour de l’an. Au final je suis resté 3 mois là-bas. Durant cette période, j’ai pu visiter d’autres villes comme Curitiba, Foz do Iguaçu, Sao Paulo et Rio de Janeiro.

Je voulais vous raconter mon impression sur la sécurité des villes où je suis passé. Quand je suis arrivé à Londrina je n’ai pas vraiment ressenti d’insécurité, peut-être parce que c’est une ville un peu moins connue et aussi parce que j’étais en compagnie de quelqu’un qui connaissait bien les lieux. Deux points ont tout de même attiré mon attention. Tout d’abord, quasiment toutes les maisons ont des protections renforcées (portails, vidéo, protection aux fenêtres). Ensuite la grande majorité des habitants ont des chiens, qui sont là plus pour alerter en cas d’intrusion que pour attaquer.

Alors qu’elle était à Cusco, Tatiana a appris que la maison de famille de ses grands parents à été cambriolée. Les agresseurs avait alors menacé la gardienne avec une arme.

3 semaines avant de quitter Londrina, des voleurs sont entrés dans la maison d’une copine de Tatiana juste à côté de la sienne. La seule maison où il n’y a pas de chien.

 

 

Nous avons passé le carnaval à Sao Paulo. Nous avons séjourne dans un hôtel en plein centre et avons pu ainsi profiter de quelques parades sans rentrer au milieu de la nuit. Comme dans toutes les grandes villes, on n’est jamais trop prudent, surtout la nuit. Malgré les rues bondées, je ne me suis pas senti en insécurité. Il y a quand même eu un jour où dans le métro quelqu’un un fait un trou au cutter dans le sac de Tatiana, mais on ne s’en est pas rendu compte sur le coup. Heureusement ils n’ont rien pu volé.

Avant d’aller à Rio, tout le monde me disait que c’était la ville la plus dangereuse. Entre histoires de vols, agressions ou crimes. Mais d’un autre côté on me conseillait vraiment d’y aller.

Il y a une info vu à la télé brésilienne dont je me rappelle : une bande de jeunes venant d’une favela avait violemment attaqué un bus, volant tout les passagers et mettant le feu au bus. En plein Copacabana ! Apparement ce genre d’attaque est commun puisque ce n’etait pas la première fois et que cette ligne de bus, la 474, est fameuse pour cette raison.

Nous avions choisi un hébergement à Copacabana, près de la plage, pour le côté sympa et pratique (bien desservi par les transports en commun). Un jour en nous ballandant sur la promenade de Copacabana, un homme surgit et arrache le collier en or de Tatiana. On a mis un moment avant de réaliser ce qu’il venait de se passer. Tatiana, un peu choquée a juste ressenti une petite douleur au cou. Nous n’avons pas réagi. C’est sans doute mieux comme ça, selon tous les avis extérieurs que nous avions entendus avant.

Un autre jour en revenant du marché de São Cristóvão, qui est un peu excentré et situé dans un quartier pas très rassurant, nous avons pris un bus, le fameux bus, mais nous ne en sommes pas rendus compte au moment de monter à bord. Très vite, on a ressenti une ambiance bizarre. Personne ne parlait, les visage étaient fermés. Une bande de jeunes à l’arrière du bus criait régulièrement au chauffeur de s’arrêter en dehors de sa route habituelle. Ce jour là on a eu peur. Finalement on est arrivé sans problèmes.

Avant Rio, nous avions passé 3 jours à Salvador. La police y est très présente dans le centre, de jour comme de nuit, ce qui est à la fois rassurant et montre une certaine tension. Particulièrement à Salvador, beaucoup de gens dans la rue demandent de l’argent ou autre chose de manière assez agressive. C’est un peu énervant à la fin.

Voilà pour mon point de vue en tant que Français. Certes l’insécurité au Brésil existe, mais il ne faut pas s’arrêter à ça. La chaleur des brésiliens, leur sympathie et leur inimitable churrasco (barbecue) font de ce pays un endroit magnifique et culturellement riche.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This